Ça fait un moment que vous nous lisez maintenant, alors je vais profiter de l’anniversaire de ma sœur d’amour pour vous raconter notre histoire et vous présenter ma Gabrielle à moi.

Gaby, je ne l’ai pas connue bébé. Je ne l’ai pas connue enfant non plus.

J’ai appris son existence par un bref mail alors qu’elle avait 11 ans et moi 28. Mon père, qui s’était aimablement barré quand j’étais bébé et dont je n’avais plus la moindre nouvelle, m’avait contactée je ne sais pour quelle raison et avait mentionné l’existence de cette Gabrielle, me disant qu’il la voyait régulièrement, elle (ce qui se révéla faux…).

J’ai attendu quelques années avant de la chercher quand Facebook est devenu courant. J’ai tapé son nom. Et parmi toutes les réponses, il y avait cette petite blonde (quand je suis brune) aux yeux bleus (quand les miens sont marrons). Et j’ai su. C’était ma petite soeur.

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Peut-on vraiment nier l’évidence?

J’ai hésité un peu et je lui ai écrit.

On n’a plus jamais perdu contact. Elle a fini par venir me voir, par rester plus longtemps et aujourd’hui, elle est à mes côtés pendant que je tape en cachette ce petit article. Nous vivons ensemble avec ma fille, sa nièce.

Pour la première fois de ma vie, quelqu’un porte mon nom. Pour la première fois de ma vie, je me reconnais en quelqu’un.

Ma sœur n’est pas ma demi-sœur. Elle est ma moitié. La parfaite définition de l’âme sœur.

Dans ma vie, trois femmes comptent : ma grand-mère qui m’a élevée, ma fille qui est mon monde et ma sœur qui est mon alliée inconditionnelle.

Tantôt ma fille, tantôt ma mère, elle joue tous les rôles quand le besoin se fait sentir. Pas besoin de parler, pas besoin de longs discours. Depuis l’instant où nous nous sommes vues, on a SU.

Donc voilà, ma Gabrielle, que tu aies besoin d’un coup de main, de sous, de quelqu’un pour résumer tes cours d’argumentation juridique, pour te faire étudier, te faire manger des tentatives de plats ou que tu aies besoin d’un rein, tu sais que tu peux compter sur moi jusqu’à ce que la mort nous sépare. Autant que je sais que je peux m’appuyer sur toi quand la vie est un peu grise.

Et je te promets une fois de plus de ne te faire du mal que si tu es mordue par un mort-vivant.

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