L’heure est grave, les enfants, l’heure est grave.

Vous avez été nombreux à lire l’épisode 1 de cet article. Voici donc la suite tant attendue.

Hier donc, nous passâmes Gab, Lola, ma copine Margaux et moi devant ces charmants “messieurs”, certes un chouïa maquillées (nous portions du rouge à lèvres) et eûmes droit (le passé simple, c’est pour tenter vainement de relever le niveau) à un “ah ben elles se sont pomponnées aujourd’hui…”  que nous avons royalement ignoré.

Du coup s’en est suivi le traditionnel “ah ben elles font la gueule dis donc dis donc”.

Je faillis passer outre et continuer à ignorer mais après trois pas, ce fut plus fort que le roquefort (oui, mon humour s’adapte au milieu) et je fis volte-face pour dire (très poliment) au père que “oh hé si vous voulez qu’on soit polies et qu’on dise bonjour, faudrait commencer par éviter de beugler la chatte la chatte à ma soeur quand vous avez un peu trop picolé. Comme ça vous savez pourquoi on vous ignore et c’est très bien comme ça.”

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Le monsieur a sorti sa sale tête pas sympa, a vaguement dit qu’il n’avait jamais dit ça gnagnagna et nous avons poursuivi notre chemin, Gab mortifiée, Lola stressée et Margaux et moi mortes de rire.

Au retour du restaurant (je vous conseille la pizza chèvre miel à la Moule Gourmande… vous verrez d’ailleurs que le nom de notre resto est dans le thème direct de notre fin de soirée), au retour du restaurant donc, si Gab souhaitait que nous fassions le grand tour pour les éviter, c’était évidemment hors de question pour ma part.

Nous passâmes donc… Et ce qui suivit est digne d’un des meilleurs épisodes de Striptease (“qu’elle est belle ta quette” et compagnie).

Je vous le fais sous forme de dialogue, ce sera mieux.

Lui : “Dites donc merci pour votre franchise parce que com’ça chcomprends mieux. C’est pas à vous qu’on parlait quand on parlait de chatte voyez. Non, moi chuis quéqun d’cru, scommesa. Donc nous voyez madame, on va chez les culs-nus et on voit des chattes et des chattes et des chattes, voyez. Je d’vais être en train d’parler à mon fils de grosses chattes et de p’tites chattes et de grosses bites et de p’tites bites qu’on voit la journée. On s’en fout d’vos chattes pask’on en voit assez la journée nous d’t’façon. Comprenez?”

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J’ai un peu de mal à vous transcrire la scène, toujours est-il que le tout était assorti de gestes éloquents (il mimait une sorte d’énoooooooorme chatte ou moule qui s’ouvrait béante ainsi qu’une bite flottant joyeusement au vent).

Moi : “Je vois, je vois, disons qu’il s’agit d’un malentendu et restons-en là…”

Lui : “Nan mais spaske moi chuis comme ça. Ouais j’ai picolé paske toute l’année chuis chauffeur de bus alorejboipa. Mais j’emmène mon fils tous les ans aux culs nus depuis qu’il a huit ans. Il était là avec sa ptite bite à l’air (et il mime un petit garçon se promenant la bite à l’air). Après à 13 ans, il a plus voulu paske la puberté toussa toussa mais là on’r’vient. Puis elle a quel âge vot’soeur hein?”

Moi : “22 ans…”

Lui : “Ah bah ça vaaaaaaaaaaa elle sait c’ke c’est alors elle a d’jà faiiiiiiiiit”

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Il fallait voir la tête catastrophée de Gab et celle hilare de Margaux. Un trésor pour ma mémoire.

Moi : “Oui bon on a compris, on va en rester là, bonne soirée…”

Nous partîmes pour assister de loin à leur fin de soirée…

Pour vous la décrire en quelques mots : ils ont fini par danser en slip (vieux gris type sloggy) sur de la house les bras en l’air et finalement, tenez-vous bien :

ILS SE SONT ROULES DES PELLES FAMILIALES AVEC LA LANGUE.

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Voilà voilà.

C’était sympathique et original. Chaque jour j’apprends un peu plus que je suis définitivement une grosse coincée.

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