Cela faisait un sacré moment que je ne vous avais plus parlé de bouquin… J’étais dans ma phase de l’année « fatigue accrue, besoin de relire des trucs connus », période classique de l’année où je relis les 7 Harry Potter et deux ou trois Stephen King…

Mais un jour, j’ai entendu une interview de Maxime Chattam à la radio. Il parlait de son dernier roman, Que ta volonté soit faite. On peut en conclure que ce type d’interview est utile parce que depuis, je n’ai eu de cesse de chercher ce livre.

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J’ai carrément fini par l’acheter au prix plein (je suis d’habitude une accro aux téléchargements Kindle ou, au moins, aux livres de poche). J’ai donc déboursé 25€ et je ne suis même pas déçue.

Pourtant, j’avais en tête un a priori sur Chattam que je rangeais dans la catégorie romans de gare d’une qualité équivalente à Guillaume Musso (si vous me lisez de temps en temps, vous savez que je lui accorde autant de crédit qu’aux romans Harlequin…).

C’était donc un a priori…

Pardon Maxime, j’ai jugé sans me pencher sur toi et j’ai eu tort. Mea culpa, c’est ma très grande faute.

pitch

Tout débute par un cruel meurtre de chien. Sacré choc dès l’ouverture. On sait qu’il s’agit de la punition qu’un certain Jon réserve à son fils désobéissant. 

Puis flashback sur l’enfance de Jon, qui s’avère être un pervers psychopathe dès l’enfance. Un policier sent le personnage dès ses débuts mais ne peut rien en faire. 

On sait, tout au long du roman, que tout se terminera dans la tragédie. Le narrateur, hyper présent, le rappelle régulièrement, analyse avec le lecteur l’évolution du monstre qu’on apprend à craindre et haïr lentement, au rythme de sa folie qui va crescendo. Est-il l’oeuvre du mal? Peut-on l’arrêter? Jusqu’où ira-t-il? 

Un roman haletant, agressif, dérangeant mais efficace.

avis

 

 

 

 

Du bien, évidemment. Il m’arrive régulièrement de comparer à Stephen King, ce qui veut tout dire. La ville est traitée de la même façon. Elle rappelle énormément le Derry de King. Un lieu qui pèse sur les âmes et les dirige vers leur fin.

Les familles sont décrites avec suffisamment de profondeur pour sentir l’incidence des personnages les uns sur les autres, de la riche famille influente à celle des fermiers primaires qui engendrent le psychopathe.

Le lien doux et éternel entre le policier et son épouse, leurs projets de futurs vieux, leurs espoirs déçus, le temps qui passe, la bibliothécaire investie, l’enfant bourreau devenu victime, les cigarettes qui traînent, un tas d’éléments qui rendent ce roman intrigant, prenant et attachant.

Et puis jamais plus, je vous le promets, vous ne verrez un coquelicot de la même façon. J’en ai vu un ce matin. Il m’a fait peur…

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