Si vous nous suivez un tantinet sur Facebook, vous saurez qu’on a des chats. Et qu’une fois, j’en ai eu un qui a eu des vers.

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Ouais, je sais, ça nous a fait pareil…

Bref, ni une ni douze, j’ai filé à la pharmacie et j’ai demandé du vermifuge. Les autres fois, on m’avait filé un truc mou dans une seringue et j’avais plus ou moins géré. Il n’y en avait plus et le pharmacien m’a donné des comprimés en me disant que “c’est pareil”. (pharmacien = MENTEUR, pour le coup)

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Là, dans ma panique, je n’ai pas réfléchi. Je suis rentrée et je me suis dit que j’allais commencé par Elise, la Warrior de la bande mais aussi celle qui m’aime le plus. (Je l’ai nourrie au biberon quand même et elle m’a coûté la modique somme de 700 euros la fois où elle s’est fait écrabouiller par une voiture. Écrabouiller étant le bon terme puisque depuis, elle est sans queue et plus ou moins bionique de la patte…)

Bref, Elise, c’est le genre de brave bête qui te rapporte deux souris par jour (et je n’exagère même pas : c’est uniquement par bonté d’âme que je ne vous file pas une photo de ce que je trouve tous les jours sur le pas de ma porte, en offrande à notre amour mutuel), qui résiste à tout, qui se réveille d’une anesthésie générale “incroyablement vite, c’est une vraie coriace votre bestiole” (dixit le véto).

Elise c’est aussi le chat digne qui regarde la maisonnée avec un air de mère supérieure qui sait tout de la vie, qui ne se précipite pas comme une damnée devant de la bouffe, c’est, en gros, la plus mûre de la maison.

Je me suis donc dit (naïve) que j’allais commencer par elle.

Etape 1 : la négociation.

Quand tu as affaire à une bête comme elle (assez futée pour ouvrir les portes en faisant de l’escalade ou pour comprendre que tu es triste et te poser une patte compréhensive sur l’épaule ou que tu es allergique et qu’il faut qu’elle reste loiiiiiin de toi), tu te dis qu’il y a peut-être moyen de parler.

Ben non en fait. Je lui ai tendu le médoc en lui expliquant l’utilité et tout mais elle n’a rien voulu entendre. J’ai eu droit à un regard hautain un peu navré qui voulait dire “j’ai erré dans la rue à 5 semaines et survécu à un crash, tu crois pas que tes vers me fichent vraiment la trouille, si?”.

Etape 2 : la force.

Ce chat de 7 kilos est largement plus fort que moi. Voilà. J’ai d’abord tenté de lui insérer le comprimé par le coin de la bouche (non, je ne dis pas gueule : on parle d’Elise, le chat que je respecte le plus au monde). Elle est restée stoïque jusqu’à ce que je m’aperçoive que je la faisais saigner de la gencive sans qu’elle moufte. Remords.

Ensuite j’ai tenté l’attaque frontale : je l’ai attrapée, je lui ai ouvert la gueule (en fait, elle commençait à me sortir de quelque part un peu hein) et j’ai fourré le machin au fond de son gosier. 18 fois. Elise s’est muée en monstre flippant qui poussait des cris qui venaient manifestement d’un film gore.

Elle l’a recraché. 18 fois.

Etape 3 : la ruse.

Je l’ai jouée fine. Je lui ai fait genre “vas-y viens, je veux me faire pardonner” en lui tendant de la crème fraîche dans laquelle j’avais écrasé le médoc. Elle a senti. Elle est partie.

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Etape 4 : la solution de fin d’espoir.

Plein le c… Crétin de chat de m… Je lui ai étalé la crème de partout et je l’ai regardée obligée de se lécher toute la toison.

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Et ouais, ma poule, je suis encore en haut de la chaîne alimentaire.

Enfin, je crois.

(Mais si vous connaissez le con qui a inventé ce produit, remettez-lui mon au revoir)