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Cet été, j’ai lu le dernier King et j’ai oublié de vous en parler. Comme les fêtes approchent, si vous avez un ami lecteur, c’est un joli cadeau, laissez-moi vous le dire.

D’abord, comme toujours, c’est une petite merveille…

Sans vouloir trop vous dévoiler l’intrigue, sachez juste qu’on n’est pas dans de l’horreur, cette fois, mais dans un fantastique plutôt soft et donc ouvert à tous.
Il s’agit de l’histoire de Jake qui découvre la possibilité de retourner dans le passé, en 1958, plus exactement.
Les modifications qu’il y opère se répercutent sur son temps, à savoir 2011. Jusque là, classique.
Il se laisse convaincre par un ami que l’événement le plus important à modifier est l’assassinat de JFK, ce qui signifie rester dans le passé pendant 5 ans, attendre son heure, et empêcher Lee Harvey Oswald de perpétrer l’acte qui lui a valu sa célébrité.
En 5 ans, Jake va avoir l’occasion de se créer une vie, avec tous les dangers d’attachement que cela entraîne…
Je ne vous en dis pas plus…
 
 Ce que j’en pense…?
On sent encore une fois la nostalgie douce-amère toute “kingienne”, 1958 étant décrit à la fois comme “l’époque où tout était meilleur”, mêlée à un certain dégoût des hommes, dans le sens de nature humaine, puisque cette ère reflète toujours l’apartheid et la suprématie masculine au vilain goût de patriarcat misogyne.
Tout ça est écrit avec le talent fou de King, sans qu’aucune description ne pèse ou même ne se fasse sentir.
Tout semble fluide et naturel. C’est une merveille de 1100 pages qui en paraissent 300…
Les personnages sont attachants, les “règles” de l’effet papillon et des tentatives de modification du passé sont amenées sans même qu’on les sente.
Je maintiens donc que Stephen King, dont le style littéraire fantastico-horreur est souvent boudé des puristes comme s’il écrivait des romans X, est un grand auteur, peut-être un des plus grands de notre époque.
J’ai aimé chaque ligne de chaque roman, j’ai pleuré en finissant Ça, qui a guéri le monde entier de tout attachement aux clowns, avouons-le, j’ai pleuré parce que c’était FINI.
J’ai lu absolument chaque roman et aucun, absolument aucun ne m’a déçue et ça, c’est exceptionnel.
Stephen, tu n’as jamais merdé. Jamais jamais jamais. Tu es bien le seul romancier qui ne me lasse pas après trois œuvres, le seul à ne pas te répéter inlassablement bien
que gardant tes thèmes.
Stephen, je t’aime, je t’adore, ne meurs jamais, ne t’arrête jamais, je m’ennuierais de toi plus que de n’importe quel autre. J’attends d’ailleurs avec une impatience de gamine la suite de Shining, en croisant les doigts pour une traduction fissa…

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