9 mars SSLP (Salutaire Solution du Lâcher Prise) / Psycho de comptoir pleine de love

Le bord du gouffre…

Je ne sais pas si c’est pareil autour de vous, mais autour de moi, ça tombe comme des mouches. Je n’aurais plus assez de mes dix doigts pour compter le nombre de burn-out autour de moi. Et pas dans mon entreprise particulièrement hein, partout. Des profs, des mamans, des entrepreneurs, des responsables divers et variés…

Ici, je parle de burn out parce que c’est le mot le plus souvent prononcé, mais au cours de ma vie, j’ai croisé tant de gens au bord de la dépression bien avant qu’on ne lui donne un nouveau nom.

Y a pas de hasard non plus si la moitié de la population se sent « hypersensible » au point de se déclarer comme tel : beaucoup ne sont sans doute pas hypersensibles au sens psy du terme mais cherchent un mot pour nommer leur tourment. Parce qu’on se sent sensible, pour le moment… d’une façon qui fait un peu mal…

Alors j’avais envie d’en parler et surtout de vous donner ma vision des choses et ma façon à moi de tenir le coup.

Je suis une bonne candidate

Oh, je ne vous le cache pas : je suppose que je serais une parfaite candidate pour le burn out. Quand je m’engage dans quelque chose, c’est à fond en principe et ça, souvent, ça implique qu’on pousse les limites un peu trop loin… Mais dans ma vie, je l’ai toujours évité alors que j’ai parfois mené de front bien trop d’activités pour une seule vie.

Je crois vraiment que mon truc à moi a toujours été d’en faire beaucoup, énormément même, mais sans jamais en faire réellement trop. Je suppose que je connais, au fond, parfaitement mes limites.

Actuellement, mon travail me mange tout entière. Alors vous savez ce que je fais ? Eh bien rien d’autre pendant la semaine. Cela peut vous sembler peu sain mais pour moi, c’est ce qui fonctionne : quand j’ai fini de bosser, souvent après 9 ou 10h de travail, hop, bain, pyjama, repas, une série au chaud et dodo. Je respecte en fait mes possibilités et limites physiques à la lettre. Oui, j’ai envie de regarder encore un épisode, mais je vais me coucher quand même. Oui, j’ai envie de voir des amis, mais je réserve ça pour le weekend, et encore, pas le dimanche soir, parce que sinon, je commencerai la semaine fatiguée.

Et le weekend, je suis en off. En vrai off. Une vraie pause pour que mon esprit prenne l’air et récupère. Je fais des projets qui n’ont RIEN avoir avec le travail, des projets qui me motivent et donnent un sens à ce que je fais. Me rappeler chaque weekend pourquoi je fais tout ça pendant la semaine, c’est ce qui me permet une vraie respiration.

Mais je sais parfaitement que je marche sur un fil tendu et c’est le fait d’en être consciente qui me permet d’éviter de tomber.

Les causes de tout ça partout

Vous savez ce qui nous use le plus selon moi ? L’hyperconnectivité. Aujourd’hui, la terre entière estime logique de vous contacter à toute heure du jour et de la nuit et les notifications, c’est le diable. Je le sais et je contrôle ça un maximum. On trouve souvent que je réponds peu ou très lentement aux messages mais, si je suis obligée de faire face à ce problème au travail, dans le privé c’est bien simple : je n’ai pas de notifications. Aucune. Mon téléphone vit en silencieux et j’ai même retiré la possibilité de mettre un petit signal de message sur toutes mes applications.

Je regarde mon téléphone parfois et je réponds au moment où je suis disponible pour le faire mais avoir Messenger n’impliquera plus jamais que je sois joignable en dehors des heures de travail.

Au travail, c’est plus compliqué, même en dehors des heures de travail car certains de mes collègues font d’autres horaires et ont tendance à m’écrire. Elles savent que je préfère un mail car lui ne génère pas de notifications sur mon téléphone. Bref, j’essaie de cadrer.

Et puis bien entendu, au rang des causes, je pense que la solitude du télétravail pèse à certains. Bon, pour moi, c’est le bonheur parce que je suis mille fois plus efficace et que, en bonne INFJ, mon introversion se porte bien dans ce calme. Mais pour les extravertis, cette situation peut être un calvaire…

On sort, sans en être sortis vraiment, de deux années tellement étranges et les nouvelles autour de nous ne font rien pour nous remonter le moral. Entre la planète qui va mal, les guerres qui se préparent, les extrémismes qui grimpent en flèche, il y a de quoi se sentir vivre au bord du gouffre.

Le dernier point qui fait mal ? La course à la productivité. On veut tous être « la meilleure version de soi-même », on suit des comptes déco, des comptes beauté, des comptes sport, des compte Healthy, des comptes de familles parfaites, des comptes de girl-boss et on essaie de devenir tout ça à la fois. Or, je me tue à le répéter : on ne peut poursuivre que quelques objectifs à la fois et il faut admettre qu’il faut délaisser les autres points pour en prioriser l’un ou l’autre.

Si tu vis tout ça vraiment mal

Comme je l’ai dit, je louvoie entre tout ça. Je ne lis pas les nouvelles, je me protège. Mais si ce n’est pas ton cas, au lieu de laisser les choses partir en cacahuètes comme je le vois partout, parle. A qui tu veux, ton mec, ton chien, ton psy, mais parle.

Si tu n’identifies pas ton problème, tu n’en sortiras pas tout seul. Il n’y a aucune honte à te faire aider, que ce soit par un professionnel ou un ami.

Et puis éteins la télé si tu vis mal les nouvelles. Signale sur tes réseaux toutes les publications que tu ne veux plus voir, masque-les et respire. Si toute la perfection des instagrammeuses te déprime ou te met la pression, arrête tout simplement de les suivre.

Choisis vraiment ce qui compte pour toi, pour de vrai. Si pour le moment, c’est ta famille, concentre-toi sur elle, si c’est ton boulot, fixe-toi des objectifs etc etc. Mais n’essaie pas de « performer » partout : c’est impossible, même si le monde essaie de te faire croire le contraire.

Et fais des breaks avant que ta santé physique ou mentale ne t’en impose. Il est inutile d’arriver au stade où la pression explose.

Et enfin, encore et toujours, parle. C’est vraiment important : il y a toujours quelqu’un qui t’écoutera <3

Crédit photos :

Photo by Artem KovalevErica Nilsson on Unsplash on Unsplash

Article écrit dans le cadre d’une collaboration avec l’Aviq, Agence pour une Vie de Qualité.

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commentaires

charlier

2022-04-06 11:45:04
reprends-toi!

charlier

2022-03-31 16:20:06
En général, je demande " comment vas-tu?" Ces jours-ci, je demande "Tu survis?"J'ai predu tans 'amis" que je ne les compte plus...

Ey@el

2022-03-30 12:02:16
Merci. C'est tellement ça. Tes conseils sont simples mais la seule solution pour se retrouver. Je pense que tout est fait à dessein car nous avons toutes les clés en nous et des humains qui reprennent leur pouvoir intérieur ne sont plus manipulables.

charlier

2022-03-28 17:35:11
WWIII? Oui, on est au bord du groufre! N'investis pas dans un shelter: Putin se concentera sur la Belgique, et la fin sera de microsecondes! On verra... Bonne chance. Love you.

Ariane

2022-03-11 10:50:01
Merci. Votre texte me parle.