Nous, c’est VRAIMENT notre truc : on adore bingewatcher jusqu’à plus soif. C’est mon évasion quotidienne en somme et j’adore me réjouir de me poser pour retrouver mes personnages préférés du moment.

Du coup, voici ce qu’on a regardé cette année, dans le désordre mais je vous ai mis les déconseils à la fin.

The Assassination of Gianni Versace

On retardait un peu pour le coup mais c’est une très chouette série qui se laisse regarder rapidement avec ses 9 épisodes vite dévorés.

Il raconte, de façon totalement romancée, les vies croisées de Gianni Versace et de son assassin. On plonge dans sa folie étrange jusqu’à essayer de comprendre le lien entre les deux existences.

C’est noir, c’est violent, mais c’est intéressant.

Carnival Row

Série fantasy dirais-je puisque reproduction du Londres du 18-19ème MAIS avec des créatures fantastiques qui vivent parmi les humains sans être super acceptés quand même.

Sorte de parabole sur l’acceptation de la différence en gros, joliment contée dans un cadre sombre avec Orlando Bloom en humain dévasté et malheureux et Cara Delevingne en fée en colère. Point bonus pour l’histoire d’amour entre une humaine riche et coincée et son voisin mi-homme mi-bouc (sorte de satyre mais je ne pense pas que ce soit mentionné).

Assez original.

Zoe et son incroyable playlist

Un ovni dans mon année.

C’est l’histoire de Zoé, une jeune fille mignonne, programmeuse qui bosse dans un environnement genre Google qui se retrouve, par un curieux hasard informatique, affublée d’une sorte de don : elle voit les sentiments des gens en chansons. Genre ton Jules est furax mais ne te le dit pas et dans ta tête tu le vois se mettre à faire une chorégraphie sur Fuck Them All.

Ca pourrait n’être que drôle sauf que son papa (Peter Gallagher, terrible !) souffre d’une sorte de Lockdown Syndrome progressif et que ça lui permet d’entrer en contact avec lui, sortez les mouchoirs, je préviens.

Elle peut donc ponctuellement danser avec son papa qui, d’ordinaire, ne peut plus ni parler ni bouger…

Un vrai vent de fraîcheur pour cette série passée totalement inaperçue, va t’en comprendre ma bonne dame.

How to sell drugs online (fast)

12 petits épisodes disséminés sur 2 saisons pour cette petite perle allemande (oui, oui, vous pouvez oublier Derrick).

On suit un petit geek amoureux qui, pour séduire sa belle, est prêt à tout, même à entraîner son meilleur ami paraplégique dans la création d’un super site web pour vendre de l’ecsta. De petits mensonges en ennuis sévères, on hésite entre rire et inquiétude mais on rit quand même vachement plus.

Une chouette histoire d’amitié, de fidélité, de gestion du succès et du prix à payer pour un succès trop facile.

Plus drôle que triste, ultra divertissant.

Barbares

Encore une série allemande, promis, je ne mettrai plus en doute les séries qui viennent de nos voisins.

Cette mini-série de 6 épisodes raconte l’histoire d’un trio, deux hommes et une femme, en pleine conquête romaine. Lorsqu’ils étaient enfants, ils étaient amis. Un d’entre eux, fils du chef du clan barbare, a été donné aux Romains en signe de paix et élevé en parfait combattant romain. Jusqu’à ce qu’on l’envoie combattre ses anciens amis.

Soyons clairs c’est pas une histoire de chochottes.

C’est pour les amateurs de frissons historiques, de grands dilemmes moraux, de grands combats héroïques. Captivant !

Le jeu de la dame

Un incontournable, un peu lent à démarrer mais qui se laisse admirer tout simplement pendant 7 épisodes parfaits.

Cette nana est phénoménale d’intensité rien qu’en un regard

On y retrouve la divine Anya Taylor-Joy (qui sera sans doute une des prochaines Grandes) qui interprète une orpheline qui a appris à jouer aux échecs avec le gardien de son orphelinat et qui se révèle être une des meilleures joueuses au monde.

Dit comme ça, ça peut ne pas emballer les foules, mais je vous assure que c’est magique : les décors et les looks des années 70 sont merveilleusement reproduits et le jeu d’acteurs est vraiment une performance.

A la fois bouleversant, intéressant et dramatique.

Tiny Pretty Things

Une histoire de danseurs, pleine de haine, de soupçons et de luttes pour être le meilleur. Un peu cliché pour qui a déjà vu beaucoup de films de danse, mais on ne peut qu’aimer voir les ballets si l’on aime ça. Si vous n’aimez pas la danse, passez votre chemin, l’intrigue passe souvent au second plan par rapport à la danse.

D’aucuns disent que la série copie Elite. Je dirais que les récits sont similaires à des tas d’autres donc mouais…

Musical, drama-queen, un peu cliché mais se laisse regarder.

Locke & Key

Une très chouette série fantastique où des adolescents dont le père vient de décéder découvrent des clés mystérieuses qui ont des pouvoirs magiques. Elles semblent liées à la mort de leur père et ils décident de mener l’enquête.

Une sorte de Narnia un peu sombre que j’ai regardé avec plaisir sur le moment.

White lines

Une mini-série vraiment cool à regarder en hiver pour se rappeler le soleil et la mer !

20 ans après sa disparition, on retrouve le cadavre du frère de Zoey à Ibiza. Elle revient sur l’île afin de trouver qui l’a assassiné. Sur les traces de son révolté de frère, elle entame une grosse remise en question de toute sa vie.

La série mérite d’être regardée ne serait-ce que pour les paysages de rêve. Un Ibiza loin de ce que j’imagine (je n’y suis pas allée, j’imaginais uniquement des clubs, pas une vieille ville hyper séduisante). L’originalité est qu’elle est complètement filtrée comme sur Instagram avec des bleus rendus hyper turquoise et des couleurs ultra chaudes et orangées.

Puis vous avez été unanimes sur le décor : il est bien :

Truth Seekers

Si tu n’aimes pas l’humour anglais, tu vas détester.

L’histoire raconte la vie d’un installateur du câble qui prouve que les perturbations du Wi-fi viennent la plupart du temps de la présence de fantômes. Il a raison on dirait.

Alors c’est rigolo, vraiment, mais il y a des scènes bieeeeeen creepy. Dans le premier épisode, un truc avec un chien m’a marquée bien bien fort quand même. Ne pas mettre dans toutes les télés quand même.

Les Chroniques de Bridgerton

Un tout bon point pour cette petite série sortie silencieusement le 25 décembre. Tirée de romans, elle plaira peu aux amateurs de l’original MAIS pour ceux (celles) qui, comme moi, n’ont jamais entendu parler des écrits, elle est une bonne surprise pour cette fin d’année.

C’est un peu Gossip Girl au dix-neuvième siècle puisque l’intrigue se situe dans la bonne société de l’époque dans laquelle une lady inconnue rédige des chroniques cinglantes. Très peu de respect des vraies données historiques (une reine métisse en Angleterre, une hygiène au top et des couleurs de tissus inexistantes à l’époque par exemple) mais qu’importe, on n’est pas là pour ça, on est là pour suivre l’amour impossible d’un Duc et d’une Vicomtesse, l’un ayant juré ne jamais avoir d’héritier et l’autre désirant un vrai mariage d’amour.

C’est la série de LOVE du moment, du genre qui me fait glousser. Un petit bonbon tout doux qui fait faire des ooooooooh et des aaaaaaah toutes les minutes.

Esthétiquement, c’est un vrai rayon de soleil dans la grisaille, ces gens vivent entourés de soleil, de ciel bleu et de fleurs :

Sabrina

Oui, c’est l’apprentie sorcière de notre enfance, mais en plus trash. Un monde où la sorcellerie est bien de couleur noire et où Satan n’est pas un rigolo.

J’ai mis longtemps avant de m’accrocher tant c’était loin de mes souvenirs évidemment mais une fois que j’ai fait table rase du passé (oui, parfois, il faut), j’ai pu entrer dans la série comme dans une nouvelle et non un remake.

Ah elle déconne pas la nouvelle Sabrina ^^

Ce n’est pas une série pour enfant, loin de là, puisque sexe et violence (et sales monstres et exorcismes flippants) sont de la partie. J’étais contente que ma fille ait 15 ans, je n’aurais pas aimé qu’elle la regarde plus tôt.

The haunting of Hill House + Bly Manor

Il s’agit de deux séries différentes en fait :

  • The haunting of Hill House
  • The haunting of Bly Manor

Concrètement la trame est similaire puisqu’il s’agit de deux histoires de lieux hyper ultra hantés que ça fait trop peur de la mort.

Niveau séries horrifiques, ce sont vraiment les meilleures et impossible de les départager. On pense un peu à la première saison d’American Horreur Story avec quelque chose de plus inexplicablement poétique. De la même façon qu’AHS, on retrouve certains des acteurs dans l’épisode deux et ils interprètent des rôles différents.

Un des thèmes centraux reste clairement la famille et la difficulté de concilier les envies personnelles et l’esprit familial, le tout dans un paroxysme de déchirures d’enfance irréparables.

Si vous avez peur des films un peu d’horreur, laissez tomber : ça fout vraiment les jetons.

Lequel je préfère ? C’est indéfinissable : le premier m’a vraiment touchée au niveau des relations familiales et le second est vraiment émouvant lorsque l’on saisit la fin. S’ils font peur, ils font surtout écho à des sentiments profonds que nous ressentons tous.

How to get away with murder

C’est la série de mon année 2020, ma préférée. J’avais essayé de la commencer à plusieurs reprises sans rentrer dedans puis je ne sais pas ce qui s’est passé, je l’ai entamé de façon plus “sérieuse” (sans téléphone par exemple) avec mon amoureux et on l’a tout simplement dévorée.

Six saisons longues avec un petit creux d’énergie vers le milieu pour remonter en pic ensuite.

La série est finie-finie, à mon grand regret car j’ai aimé les personnages comme de vrais bons potes.

Le pitch ? Annalise Keating est une brillante avocate super sévère qui donne également cours dans une université renommée. Chaque année, elle sélectionne quelques étudiants qui vont devenir ses assistants (et qui vont en chier). On sait, dès la première scène, qu’ils vont finir impliqués dans un crime eux-mêmes et la saison avance avec des allers-retours passé-présent permanents pour dévoiler peu à peu le grand secret.

Une de mes héroïnes préférées de tous les temps

Chaque saison est construite sur le même modèle : une scène finale par flash et on passe chaque saison à tenter de comprendre ce qui, BORDEL, a bien pu se passer. On passe de suppositions erronées en doutes et on se fait promener par les réalisateurs dans la psychologie des personnages tous plus intéressants les uns que les autres.

C’est, selon moi, la meilleure série que j’ai regardée en 2020, ex aequo avec Umbrella. C’est dire.

Umbrella Academy

Difficile de décrire cette série un peu allumée, coincée entre histoire de super héros et Sept à la maison.

Des enfants étranges naissent tous un même jour de jeunes femmes pourtant vierges qui subissent une grossesse d’une seule journée. Un riche excentrique en adopte 7 et les élève en entraînant les super pouvoirs qu’ils semblent tous développer sauf une d’entre elle, Vanya.

Durant une dispute, Cinq (ils sont surnommés selon un chiffre), dont le super pouvoir est de pouvoir se téléporter dans l’espace mais aussi dans le temps, disparait.

On les retrouve à l’âge adulte, contraints de se revoir lors de l’enterrement de ce père. Cinq parvient à revenir vers eux, toujours dans son corps d’enfant et leur annonce que la fin du monde est proche. Ils se lancent donc dans une course contre la montre pour empêcher le désastre.

Lui, c’est Cinq et vous allez l’aimer d’amour.

Loin d’être aussi cliché que le résumé l’annonce, la série est déjantée, passionnante, pleine de rebonds inattendus avec des personnages fouillés et réellement profonds.

Et lui c’est Klaus, que vous allez aimer aussi tout plein

Mega coup de coeur pour Aidan Gallagher (Cinq), un vrai prodige ce gosse, Robert Sheehan (Klaus, alias Quatre) qui confirme son immense talent depuis Young Blades ou Misfits et enfin Kate Walsh qui n’était, pour moi, “que” la nana des séries médicales (elle était dans Grey’s Anatomy et c’était le rôle central de Private Practice, qui ne sont pas vraiment ma tasse de thé). On la découvre ici PARFAITE en méchante de monde parallèle.

Je n’ai pas achevé (parce que je m’ennuyais grave)

The Frankenstein Chronicles : ça doit être bien, je dis pas. Mais c’est d’une lenteur trop lente (oui c’est pour insister sur la lenteur, la redondance) pour un soir. Ou je m’endors, ou je m’endors. Très longs dialogues, personnages torturé un peu trop pour moi. Pas accroché (mais vous remarquerez que ça m’est arrivé pour Murder les années précédentes donc ne jamais dire Fontaine hein).

L’Aliéniste : vous me le conseillez tout le temps, je n’arrive pas à rentrer dedans, à peu près pour les mêmes raisons que Frankenstein en fait. Et pourtant, je SENS que je devrais forcer.

Sur la piste de l’éventreur du Yorkshire : j’ai arrêté mais je pense que j’ai trop donné au true crime cette année avec les podcasts. La plupart du temps, je connais déjà. C’est le cas ici.

Dark : ça, je sais qu’avec de la patience, j’adorerais mais ça demande trop de concentration pour cet hiver (sauts dans le passé, le futur, le futur du passé et l’antéfutur imparfait). Ce sera pour quand j’aurai toute ma tête.

Emily in Paris : le pire truc que j’ai vu de ma vie je crois. Pardon pour celles qui aiment mais je ne peux pas.

A l’ombre des Magnolias : j’ai bien aimé au début puis je ne sais pas, un côté trop Desperate Housewives pour moi.

Homecoming : j’ai regardé toute la saison 1 because Julia Roberts. Bonne série sur la manipulation et le complot de l’état pour manipuler les soldats etc. Mais sans plus. Pas ouf.

The Bold Type : vous me l’avez conseillé en mode c’est trop Sex and the city. Oui ben moi je trouve que c’est trop Sex and the City et que si la série est finie c’est parce que la vie de la journaliste qui raconte sa vie dans son magazine, c’est du réchauffé. Sympa mais réchauffé.

Mes attentes pour 2021 !

  • 5 janvier : Zoey’s playlist saison 2 !
  • Lucifer saison 5 partie 2 : avait été annoncé pour décembre mais on attend toujours… Le tournage a commencé tard.
  • Blonde : une série sur Marilyn Monroe
  • Stranger Things saison 4
  • Umbrella saison 3
  • Locke and Key saison 2
  • Les Winx (oui, je me réjouis, moi)
  • You saison 3 (je n’en ai pas reparlé parce que la saison 2 date de 2019)

Et la liste de ces trucs que j’ai pas encore vus mais que je vais

Je ne dis pas que je vais les avaler en entier, mais je vais les tenter :

  • Hanna : une fillette élevée pour devenir tueuse à gages
  • Forever : une série sur le mariage et sur sa possibilité de survie.
  • The man in the high castle : un monde où les nazis auraient gagné la guerre
  • Transparent : une série où un vieux monsieur décide de changer de sexe
  • La fabuleuse mme Maisel : où une mère des années 5à devient reine du Stand-up
  • The boys : quand les super héros deviennent des marques et l’assument
  • House of cards : je ne sais pas pourquoi je n’ai pas encore franchi le cap
  • Peaky Blinders : une de ces séries historiques noires sur l’Angleterre de 1919
  • Mad men : je n’arrive pas à accrocher et je sens que je dois
  • Vikings : parce que je me dis que j’ai bien aimé Barbares…
  • Sense 8 : série fantastique où 8 personnes sont subitement connectées. Tout le monde me dit que je vais adorer.
  • The crown : je suis sûre que j’adorerais mais l’ampleur de la série me donne la flemme. Mais je vais.

D’autres conseils ?