22 novembre Divers

Un City Trip à Londres, en temps de covid !

Lola a eu 16 ans en octobre et s’il y a une chose qui la faisait rêver, c’était de voir Paul McCartney en vrai (oui, à 16 ans, elle vit dans les années 70 et ne jure que par les Beatles). Or, vous l’aurez peut-être remarqué, il n’est pas en visite en Belgique toutes les semaines.

Et puis il a annoncé qu’il comptait faire un lecture commentée de son livre The Lyrics, ouvrage dans lequel il analyse tous ses textes en collaboration avec Paul Muldoon au Southbank Centre, en plein Londres. C’était l’occasion ou jamais !

J’ai donc fait virtuellement une file super stressante et j’ai eu deux places ! C’est seulement à ce moment-là que j’ai réalisé que le Royaume-Uni n’était plus dans l’Union européenne et que, finalement, ça allait être plus compliqué que prévu.

J’ai donc choisi de répondre via un article à toutes les questions que je reçois car il y en a un tas !

Votre passeport, please !

Donc dorénavant, pour aller chez Feu Lady Di, il faut un passeport, chose que je n’avais plus et que Lola n’avait pas encore. Le genre de truc qu’il vaut mieux réaliser assez tôt sous peine de débourser une petite fortune pour un passeport en urgence. Mais on était dans les temps, heureusement.

Sauf que, pour demander un passeport, on doit fournir des photos. Et la réglementation actuelle en matière de photos de passeport, c’est quelque chose : on a dû en refaire plusieurs fois. Pour votre information donc, dorénavant, sur la photo de passeport, on doit voir les oreilles. Ah et le cou ! Ah nan madame, on voit pas vos oreilles, ah nan madame, on voit pas bien son cou là ça va être refusé… et je vous en passe. Je croyais aussi naïvement pouvoir aller faire la demande sans ma fille, naïvequejesuis.

Alors il faut aussi, bien entendu, un CST en bonne et due forme, que les douaniers vérifieront à plusieurs reprises.

Ah et aussi un PLF (un Passager Locator Form), vous savez, ce document que vous remplissez en ligne pour dire quand vous y serez, combien de temps et tutti quanti. Il vous faudra préciser OÙ vous serez assis dans le train, OÙ vous résiderez et surtout prouver que vous avez bien acheté un ligne le fameux « test du second jour ».

Eh oui, vous devrez, malgré le vaccin, acheter un auto test en ligne que vous pourrez soit vous faire livrer dans votre hôtel (mais pour les séjours courts, c’est cuit), ou aller le chercher dans la pharmacie que vous aurez choisie. Le test doit être effectué au jour 2, sachant que le jour de votre arrivée est le jour 0. Donc on arrivait le vendredi et on devait se faire tester le dimanche et envoyer le résultat en ligne au Gouvernement anglais.

Si malheureusement vous êtes positif, vous serez aimablement relogés dans un hôtel quarantaine Covid pour la modique somme de 2200 livres pour 10 jours… par personne.

Autant vous dire que nous, partant le dimanche, on avait tout sauf envie d’être positives ! (Je vous rassure, ça s’est bien terminé : nous étions négatives toutes les deux, mais j’y viens…)

La bonne blague c’est que, bien entendu, les pharmacies sont fermées le weekend donc notre première urgence à Londres a été d’aller chercher nos tests pour le dimanche !

Niveau formalités, on était ok !

Eurostar, nous voilà !

J’avais choisi l’Eurostar qui, entre nous soit dit, coûte quand même un pont. Les vols sont moins chers en venant du sud de Paris mais pour des Belges, le train reste le plus économique. Et on n’a qu’une fois 16 ans ! Si vous voulez partir en dehors des congés scolaires, ça peut franchement être raisonnable.

Les plus courageux choisiront le bus qui est nettement moins cher… mais 8 heures de route pour un city trip, c’est très long !

En période de congés scolaires, on était à environ 250€ pour deux et en s’y prenant bien, on peut diminuer la note jusque 200€ pour deux. (Vous aurez compris que je compte bien y retourner !)

Prévoyez d’arriver 45 minutes avant le départ, nous sommes arrivées moins de 30 minutes avant et on était limite-limite puisqu’on contrôle le PLF (et donc la réservation de test) et le Covid Safe Ticket + le passeport et les bagages exactement comme quand on part hors Europe !

On avait laissé notre voiture au parking de la gare : il y a un tarif préférentiel vraiment raisonnable (on a payé 18€ pour les 3 jours).

Petit conseil : inscrivez-vous au Club Eurostar qui permet de recevoir les promotions.

Le trajet file super bien, on peut sommairement se restaurer à bord, il y a le wifi la plupart du temps, bref, un bon bouquin suffit de toute façon. Et nous voilà arrivées à la gare de Saint Pancras qui est tout simplement magnifique.

Se loger à Londres

C’est ici que ça fait mal… Pour un logement raisonnablement proche du centre et en état correct, on est difficilement sous 100 livres la nuit pour deux personnes. Les auberges de jeunesse sont naturellement moins chères et il existe également des hôtels avec salle de bain partagée mais ce ne sont pas des solutions qui conviendront à tout le monde. Ma fille était partante, moi moins…

Nous avons donc choisi un petit hôtel super mignon et situé à 300m d’une rame de métro : c’est une donnée à prendre en compte pour limiter les longues marches : on marche déjà assez sur place !

Nous étions donc au Harlingford Hotel au prix de 130 livres la nuit pour deux personnes avec petit déjeuner. C’est un petit hôtel familial de 39 chambres. Les chambres sont propres, ont toutes au moins une douche.

Le petit salon est super mignon !

Ils acceptent qu’on y dépose les valises avant le check-in et qu’on les laisse la journée après le check-out.

Le métro

Je pense que, sans ma fille, je m’y perdrais mais c’est sans aucun doute la solution la plus sympa pour se déplacer à Londres sans beaucoup marcher au final (ce qui était une de mes préoccupations puisque je souffre toujours de ma tendinite au niveau des hanches).

C’est un métro qui m’a vraiment paru très safe, avec des noms de stations dont on a entendu parler toute notre vie. C’est un peu comme entrer dans une chanson vivante !

Vous pouvez opter pour la Daytravel Card qui permet de voyager dans les zones 1 à 6 en métro, tram, bus et train. Il faut compter 13 livres par jour pour se déplacer.

Dans l’idéal, procurez-vous l’Oyster Card. Par avance : elle coute 5 livres et vous permet ensuite de voyager en utilisant des crédits que vous chargez sur votre carte. Les trajets coutent alors deux fois moins cher.

Par exemple, une carte avec un crédit de £25-30 couvrira votre aller-retour vers l’aéroport d’Heathrow et les trajets dans le centre de Londres pendant 2-3 jours.

Manger à Londres

Hum. Ce n’est pas leur plus grand talent, soyons honnêtes, et ça coûte cher. Le mieux est de manger indien où le budget est raisonnable et la cuisine excellente. Nous avons testé un italien, pourtant réputé et c’était très moyen. Même la viande au Mcdo était trop cuite !

Disons que ce n’est pas le but du déplacement, à la différence de Paris par exemple.

On a vu Sir Paul !

Il y a du Beatles dans l’air évidemment. Nous avons donc assisté à la conférence qui était passionnante.

Lola est repartie avec le livre, 4kg200 quand même, heureusement qu’on n’avait pas pris l’avion !

Mais globalement, Londres regorge de chouettes coins (même s’il faudra absolument qu’on complète par Liverpool) dédiés aux Beatles avec bien évidemment Abbey Road !

Camden, le marché de la folie !

Mon endroit préféré a été Camden Town avec son marché vraiment atypique absolument canon.

On y croise toute la diversité londonienne, on y mange de la cuisine de tous les pays du monde, on y voit des punks qui écoute de la musique à fond, des musiciens qui jouent de partout, des gens étranges qui nourrissent les pigeons… C’est tout simplement fascinant.

Toutes les boutiques sont différentes, avec des frontons incroyables et on peut croiser plein de petits créateurs qui présentent leurs nouveautés. Lola y a aussi trouvé des fripes canons et tout le monde lui demande d’où elles viennent.

Covent Garden, dans un autre genre

Et le marché couvert de Covent Garden vaut également le détour, avec un marionnettiste en plein air, de petits spectacles partout et des boutiques luxueuses de partout.

Une comédie musicale ?

Si vous allez à Londres, profitez-en également pour vous offrir une comédie musicale, une vraie. Nous avions choisi Mary Poppins mais la ville est si culturelle qu’il y en a pour tous les goûts. Le quartier de West End comporte pas moins de 40 théâtres !

Pour nous, c’était donc Mary Poppins au Prince Edward Théâtre, avec un spectacle absolument fou et un orchestre endiablé qui jouait en direct.

Et les librairies !

S’il y a UNE chose à faire à Londres, c’est une visite des librairies. Le peuple anglais est si friand de lecture que la plupart des appartements à louer sont équipés d’une librairie intégrée… Il y en a partout, dans tous les styles mais si vous ne devez en voir qu’une, testez une des librairies Waterstones (avec une préférence pour celle de Piccadilly). Ce sont des lieux magiques, tout simplement.

Des kilomètres de livres de tous les styles, des petits coins lecture magnifiques, bref, c’est une autre vision de la lecture, un peu idyllique !

Des gens gentils

Alors j’avais déjà entendu parler de la gentillesse des Anglais. Je pensais que c’était une légende eh bien pas du tout. Envahis de touristes, ils restent tous charmants et serviables, attentionnés aussi, prêts à vous aider dans le métro, à vous renseigner s’ils vous voient chercher et j’en passe. Je n’ai tout simplement jamais vu ça et j’ai fini par en déduire que cette invasion de lecture et de culture avait peut-être fait d’eux des gens super civilisés. Je voudrais être riche et vivre à Londres (oui, parce que l’un ne va pas sans l’autre hein…)

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commentaires

Mlsre

2021-11-23 17:03:36
Je suis une London addict depuis de nombreuses années !!! Mais malheureusement, plus de visite depuis au moins 3 ans :-( Fichue pandémie !!! Il est temps de revoir Londres! ;-) (comme disait une fameuse pub...)